CONFÉRENCES

 

GÉRALDINE GOURBE 

Géraldine Gourbe est philosophe et professeur à l’école supérieure d’art de l’agglomération d’Annecy (ESAAA) et attachée de recherche à l’Université de Nanterre/Grand Ouest. Elle a soutenu une thèse sur « Une pensée de l’être-ensemble : analyse critique de la performance en Amérique du Nord » à l’Université de Nanterre et a publié plusieurs articles sur l’art, la politique et le féminisme. À l’ESAAA, elle a co-dirigé le séminaire Los Angeles : des marges aux centres avec Isabelle Le Normand en présence de nombreux artistes et  spécialistes, dont Mark Allen, Thom Andersen, Jonathan Bernad, Audrey Cottin, Alexandra Grant, Joel Kayak, Lauren Mackler, Emily Mast, Raphaël Pirenne, Bérénice Reynaud, John Tain et John Welchman.

Géraldine Gourbe a également donné une conférence-performance, Verita Intuitiva, avec Audrey Cottin, Fondation Mario Mertz, résidence Diogène, Turin, 2012 ; organisé une résidence recherche et production « Au delà des Apparences » à Public Fiction (Los Angeles) avec Céline Ahond, Charly Jeffery et Nicolas Koch, étudiants DSRA/Third Program de l’ESAAA, dans le cadre de « Ceci n’est pas » programme de coopération Los Angeles : France, ministère de la Culture et de la communication et ministère des Affaires étrangères, mars 2013 ; co-préparé l’exposition et la programmation, avec Dorothée Dupuis, de Kathy Acker: The Office, Marseille,Triangle, 2011 ; co-diririgé, avec Charlotte Prévot, le catalogue Deux ou trois choses que j’ignore d’elle, exposition de Béatrice Josse, Frac Lorraine, Metz, 2008.

Elle a récemment coordonnée le séminaire genre et cultures visuelles Travelling féministe, avec Teresa Castro, Hélène Fléckinger et Clara Schulman, Centre Simone-de-Beauvoir et Fondation de France, Forum des Images, Paris, 2012-2013.

 

MARIE DOCHER

♥ le site

♥ le blog

 

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(Photographie © Moukarzel)

 

Marie Docher est photographe et autrice. En 2014, elle crée un blog consacré aux mécanismes qui freinent les carrières des femmes dans la photographie mais aussi les arts plastiques, en utilisant un prénom masculin. Début 2015, elle organise à la Maison européenne de la photographie un débat sur la censure dans la photographie puis un autre sur les carrières des femmes photographes.

 

 

SI ON SE TOUCHAIT ?

Quel est la place de l’homme dans les luttes féministes ? Intervention autour de cette problématique présente dans la brochure Si on se touchait ?

si on se touchait

 

♥ infokiosques.net

Les deux textes proposés en version française dans cette brochure ont été publiés initialement en 1998, en anglais, dans le recueil de textes Men doing Feminism.

« Il n’est pas vrai que les hommes hétérosexuels sont indépendants et autosuffisants. Ce qui est vrai est que les hommes prétendent être indépendants et autosuffisants. » (Richard Schmitt)

« Avec suffisamment de pratique érotique attentionnée et ouverte, les restrictions du genre pourraient céder à la libre circulation du désir déterritorialisé, un avant-goût de la liberté du féminisme. » (Brian Pronger)

Sans toujours en parler explicitement, ces textes proposent tous les deux des pistes particulières par rapport à la place des hommes dans les luttes contre le patriarcat. Plutôt que de se demander si et comment un homme pourrait être féministe, ou si un oppresseur peut participer aux luttes des individus qu’il opprime (ce qui reste une bonne question), ils proposent que les hommes ne soient plus seulement des soutiens aux luttes féministes mais travaillent sur leurs relations au sein de leur classe de genre.

 

IRIS LAFON

Iris Lafon animera une conférence participative autour des sentiments d’inadéquation et d’imposture.

Elle dépliera, pour ce faire, l’histoire d’un objet littéraire queer régulièrement méprisé et ridiculisé, la fanfiction. Cette histoire est avant tout celle d’une pratique désavouée de la science-fiction, rendue illégitime du fait qu’elle s’est souvent affichée comme « une forme de pornographie écrite par des femmes, pour des femmes » (Johanna Russ). Des fanzines des Enterprising Women dans les années 70 aux Tumblrs des Queer Geeks, le parcours de la fanfiction et de ses communautés d’autrices servira de fil conducteur à une discussion plus large sur la place des minorités sexuelles et de genre dans la science-fiction, sur le milieu geek ou encore sur internet.

Iris Lafon est chercheuse en histoire de l’art contemporain, rattachée au Centre Chastel (Université Paris IV Sorbonne) et commissaire d’exposition indépendante.

Ses recherches doctorales, teintées d’histoire sociale et d’archéologie des médias, portent sur la notion d’équipement parergonal, recherches qui l’ont aussi bien bien conduite à s’intéresser aux archives PASTA, syndicat historique du MoMA, qu’à la collection d’éphémères d’exposition de l’Institut National d’Histoire de l’Art (Paris). Elle s’attache, plus spécifiquement, à dessiner une histoire des tactiques expositionnelles et archivistiques des communautés artistiques et culturelles marginalisées, des alternative spaces new-yorkais aux plateformes internet des fandoms queer.

 

WORKSHOPS

 

ATELIER D’AUTODEFENSE VERBALE FEMINISTE en mixité choisie sans mecs cis

(11 / 12 MAI 2018 // 14H-18H)

Comme c’est de l’autodéfense verbale, on va parler français, et y’a pas de personne pour la LSF.

C’est la quinzième fois que tu sors d’une réu et t’as pas pu dire ce que tu voulais ?

T’as pas osé ?            Quelqu’un l’a dit avant toi ?

Quand enfin t’arrives à ouvrir ta gueule, c’est toujours trop ou pas assez quelque chose ?

Personne t’as entendu sauf un, et il ressort ton idée géniale comme si c’était la sienne ?

Ca fait dix ans que tu travailles sur des questions, et y’a quelqu’un qui a ouvert la porte parce qu’il a vu de la lumière et qui se sent plus légitime que toi a expliquer tous les concepts à son public ? Y’a tellement de ces gens autour de toi que t’en as oublié tes compétences d’ingé-son ?

Y’a un taf qui est fait pour toi et on t’le propose même pas ?  On te refuse un taf alors que t’étais la seule personne à postuler ? Autour de toi, on part du fait que tu vas apprendre de manière magique ou que c’est pas la peine de te transmettre quoi que ce soit ?

 

Ça te parle un peu ? Beaucoup ? Méga beaucoup trop ? Viens, l’atelier est pour toi !!!

Etant donné que le festival est axé autour d’enjeux liés aux milieux de la culture, aux milieux militants et/ou féministes, on s’est dit qu’on allait tourner un peu autour de ces questions. Mais les outils qu’on va trouver ensemble peuvent être utilisés dans d’autres situations, avec d’autres enjeux, et adaptés si besoin.

 

Qui on est ? A quoi on sert ?

On est deux formatrices à animer ces ateliers, une meuf cis queer racisée et une gouine cis blanche. On a été formées à l’autodéfense pour « femmes » et on essaie de bouger un peu ça et d’aller plus loin, c’est un processus en cours.

On est là pour transmettre des outils qui nous ont été  transmis, poser un cadre et proposer des espaces et des moyens pour co-construire des stratégies d’autodéfense.

 

C’est pour qui ?

Les ateliers sont ouverts à toustexs, sans spécificité particulière sur les questions de race*, queers, trans, de « validité », de classe, mais ces questions sont prises en compte et visibilisées comme on peut pour le moment. En clair il ne s’agit pas d’un atelier uniquement tournés autour des questions des personnes cis blanches hétéras de classe moyenne.

*Il y aura un atelier en mixité choisie racisée sans mec cis (mettre le lien)

Bon mais à quoi ça sert l’autodéfense ?

L’autodéfense féministe c’est un outil, c’est évidemment pas le seul, qui permet notamment de de se donner de l’espace pour valoriser nos stratégies, voir qu’elles fonctionnent, en découvrir d’autres qui sont accessibles, et ne pas se mettre la pression sur le fait de devoir réagir « bien » parfois.

On part pas du principe que les femmes, les lesbiennes et les personnes trans doivent se défendre, mais que c’est possible même si c’est pas facile. Ca permet surtout de se donner de la force, du courage, un peu plus de confiance et de légitimité.

Parce que c’est fatigant de gueuler tout autant que de la fermer, cet atelier est une tentative de se donner le droit et les moyens d’exister, de faire les trucs qu’on a envie, de dire non, de choisir nos stratégies, en s’économisant.

Le cadre en bref :

Pour que ça se passe au mieux pour toustexs on pose un cadre au début de chaque atelier, notamment le non-jugement dont on est les garantes. On propose aussi un mot qui permet de stopper l’atelier s’il se dit/passe quelque chose de trop violent, il y a une écoutante avec nous et n’importe qui peut sortir, ou arrêter de participer à n’importe quel moment. On tient à la confidentialité de ce qui se dit dans le groupe et chacun.e.x des participant.e.x en est responsable.

Contenu :

Les ateliers de base c’est minimum 12h, donc 3h c’est pas énorme. On a donc peu de temps et même si la co-construction c’est génial et féministe, en 3h on va surtout pouvoir transmettre un outil d’autodéfense verbale qu’on trouve vraiment super. Ca implique aussi que même si y’aura carrément la place d’échanger, c’est pas un groupe de parole.

Au programme, on a : se présenter et présenter le cadre et l’atelier, regarder les limites de chacun.e.x, se sentir légitime d’en avoir et de les poser, utiliser un outil d’autodéfense verbale pour les poser, qu’on va essayer d’explorer au maximum pour se l’approprier et qu’il fonctionne le plus possible.

Prérequis :

Y’en a pas. Juste s’inscrire parce que les places sont limitées en disant à quel atelier vous voulez venir, a gepycine@riseup.net.

 

ATELIER D’AUTODEFENSE VERBALE FEMINISTE racisé en mixité choisie sans mecs cis

Cet atelier est destiné aux personnes racisées à l’exclusion des hommes cisgenres (ça c’est la base). L’idée étant que les milieux de la culture, de la militance et du féminisme sont des milieux à très forte majorité blanche et il est d’autant plus difficile de se faire entendre, de prendre de la place ou juste d’exister lorsque l’on est meuf/gouine/trans/queer et racisée.

Tout comme le fait d’être en mixité choisie sans hommes cigenre, le choix d’être entre personne racisée crée un climat plus sécure et permet d’approfondir certaines questions avec plus de liberté. Cela permet aussi de ne pas partager des stratégies d’autodéfense spécifique aux personnes racisées avec des personnes blanc.he.x.s.

Le programme et le contenu ne sont en soi pas différent de l’atelier ouvert  à toustes. Cependant, l’atelier se construisant avec les participant.e.x.s, les thématiques abordées peuvent de fait changer ou être traitée différemment selon la composition du groupe.

Le but c’est aussi de créer des liens entre personnes racisées et féministes parce que ça permet de faire entendre nos voix et d’être visibilisées, parce que ça nous rend plus fort.e.x.s et pis parce que c’est chouette et ça fait du bien 😉